LDigital : le collectif Auvergne-Rhône-Alpes pour favoriser la place des femmes dans le numérique

Florence Saubatte
Dirigeante d’Altitud RH

#ParcoursPersonnel

Faire bouger les choses, créer, innover, transmettre, tels sont les mots d’ordre de cette « Change Maker » comme elle plait à s’appeler. « J’aime les gens, j’aime connaitre, découvrir et faciliter les rencontres » poursuit-elle, « je suis membre de beaucoup de réseaux, car ils me permettent de découvrir de nouvelles cultures, de nouvelles visions et des horizons différents. »

Une femme aussi curieuse que globe trotteuse, avec de nombreux voyages en France et à l’étranger au compteur.

#ParcoursProfessionnel

Après une école de commerce et une spécialisation en ressources humaines, Florence a travaillé dans différentes sphères, allant d’organismes de formation, d’OPCA et de grands groupes dans lesquels elle a occupé des postes de Directrice des Ressources Humaines (DRH). « J’ai toujours été attirée par l’innovation dans les cultures de travail et par les nouvelles technologies », nous confie t’elle. « Quand il y a 3 ans j’ai quitté mon poste de DRH suite à une restructuration, j’ai décidé de me lancer dans le conseil aux équipes ressources humaines sur le sujet émergent à l’époque de l’accompagnement dans leur transformation numérique ».

Pour atteindre ce nouvel objectif, Florence a continué à se former toute seule, en s’appuyant aussi sur les réseaux qu’elle a créés. « J’ai travaillé également pendant une année au sein d’une start-up pour me familiariser avec toutes les sphères des acteurs du numérique. Cela m’a aussi permis de m’imprégner de l’esprit start-up et de me perfectionner dans la maîtrise des différents réseaux sociaux professionnels aux côtés de jeunes Community Managers ».

Aujourd’hui, et ce depuis 2 ans et demi, elle a fondé le cabinet Altitud RH pour accompagner PME, ETI, grands groupes et professions libérales, à bien comprendre l’ère numérique et ses enjeux, à bien utiliser les réseaux sociaux à titre professionnel (image employeur, recrutement, prospection, employabilité…) mais également à mettre en place les transformations de cultures au sein de leur entreprise. « Aujourd’hui, tout est plus transverse. Les gens doivent s’appuyer sur plusieurs de leurs compétences et doivent apprendre à travailler de manière plus agile. Mon rôle est d’accompagner les structures vers cette culture du travail plus collaboratif et plus flexible ».

#Succès

« Ma vie personnelle m’a amené a beaucoup bouger (en France et dans le monde) et j’ai connu de nombreux challenges professionnels qui m’ont fait grandir en savoirs comme en savoirs-être… J’essaye de tirer parti de toutes mes expériences et d’en faire profiter les autres », commence t’elle avant de poursuivre qu’à un moment le désir de création est apparu comme une évidence et qu’elle ne regrette pas un instant de s’être lancée. « Je suis très contente d’avoir passé le cap de l’entreprenariat et d’avoir eu la chance de pouvoir démarrer très vite des missions avec de nombreuses entreprises clientes ». Florence fait en effet partie des premières à s’être engagée dans la transformation numérique sur les champs RH et managérial.

Être où elle en est aujourd’hui, alors qu’en arrivant à Lyon il y a 6 ans elle ne connaissait personne, est aussi quelque chose dont elle est fière. « J’ai beaucoup appris des réseaux dans lesquels je me suis investie. Je suis une bosseuse, engagée et investie, et je donne beaucoup ».

#Echec

Plus qu’un échec, c’est une frustration : « Les entreprises ne prennent pas suffisamment rapidement conscience de l’importance du numérique. En étant transverse, il va bouleverser et impacter beaucoup de métiers et je pense que certaines personnes auront beaucoup de mal à se relever de ses transformations ».

Pour y remédier, elle se fait évangéliste et anime de nombreuses conférences à l’occasion d’événements tels que Go Numérique et Digital Summit ou encore au sein de structures telles que l’Université de l’ANDRH et des clubs professionnels (MEDEF par exemple). « J’essaye de faire prendre conscience aux entreprises de l’urgence de se s’emparer du sujet. Quand je vois à quel point d’autres pays se sont appropriés le numérique, je me dis que cela ne va pas encore assez vite en France. Il ne faut pas le craindre mais le voir comme une réelle opportunité : l’important c’est d’être convaincu et de se lancer dans la transformation qui est surtout aujourd’hui une transformation des cultures…»

#ConvictionNumérique

Florence, membre du cluster Digital League est fortement impliquée dans deux collectifs sur la région : LDigital et Femmes Syntec Numérique.

À l’initiative de l’organisation de la matinale « Elle est digitale » organisée avec LDigital le 8 juin prochain, elle a su rallier autour d’elle ses réseaux professionnels partenaires pour faire venir de nombreuses femmes en activité à découvrir les métiers du numérique et faire de cet évènement un plein succès. « Je crois que les métiers du numérique sont encore assez méconnus ou associés à des clichés. Le numérique, ce n’est pas que du développement ! C’est une multitude de métiers d’avenir pour les femmes (et les hommes bien sur) passant par la gestion de projet, la sécurité, l’analyse des données, la communication et le marketing. »

Juste pour finir de convaincre, sachez que l’Union Européenne annonce d’ici 2020, un manque d’un million de compétences sur ces métiers. Alors je n’ai qu’une chose à dire aux femmes qui hésitent encore : allez-y formez-vous, jeune ou moins jeune, parce que les métiers du numérique vont exploser ».