Maud Charaf
Lyon’s BU Manager @Digital League Cluster
Nouvellement membre du comité Développement LDigital

#Parcours Perso

Décrire Maud en quelques mots : lyonnaise, mariée et jeune Maman-gaga, passionnée et résolument tournée vers les Autres !

Vous comprendrez tout en lisant la suite juste ici :

 

#Parcours Pro :

Après deux années de Médecine, un petit détour par la Faculté de lettres – une licence en Sémiologie tout de même, Maud opte pour une école d’ingénieure, l’INSA Lyon et décroche avec brio un Master en ingénierie et Informatique ainsi qu’un DESS Chef de Projet Multimédia.

Par humilité et convictions, Maud préfèrera tout au long de sa carrière mettre en avant ses compétences plutôt que son diplôme et affiche aujourd’hui un CV sans diplôme.

Fin 2005, à la sortie de ses études, Maud rejoint l’Université de Lyon, en tant que Project Manager ICTE, dictée par ses convictions : développer les services E-learning au sein des différents établissements universitaires de Lyon, et permettre ainsi aux étudiants, salariés par ailleurs (pour financer leurs études) de suivre leurs cours plus aisément !

Le Digital est en effet un formidable outil d’accès à l’enseignement ; Maud a trouvé sa voie : explorer le Digital et ses applications aux évolutions de notre société.

Ainsi, Maud sera un membre actif dans l’organisation de la conférence mondiale du Web, à Lyon en 2012 : Lyon World Web Capital 2012 (www2012). Le haut lieu d’études prédictives du Digital avec un public de chercheurs et d’experts de tout pays, issus des plus hautes institutions mondiales.

Fin 2012, Maud rejoint Lyon Science Transfert. Le principe est de valoriser la recherche en faisant évoluer les brevets vers le milieu privé pour porter plus aisément l’idée vers des projets d’entreprises.

C’est en 2014 que Maud intègre le Cluster EDIT à Lyon, la « Mère de Digital League ». Nous sommes aux prémisses des incubateurs, bien avant que ce format se développe comme aujourd’hui. Un cluster est une sorte de « cocon », un regroupement régional d’entreprises adhérentes, avec un cœur business lié au Digital, pour favoriser leur développement économique et le bien-être de leurs dirigeants.

Le financement est multiple : les subventions de la Région Auvergne – Rhône-Alpes, les frais d’adhésions des entreprises du regroupement, des fonds privés de groupes régionaux et les formations proposées.

En mars 2017, c’est la naissance de Digital League et Maud en est la Manager –  ou « la Maman des Adhérents » comme elle se plaît à se définir, pour Lyon et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un rôle sur-mesure qui exprime bien son investissement et son positionnement.

Les missions de Maud, au quotidien, sont d’accompagner et de fédérer les 212 adhérents que compte aujourd’hui Digital League à Lyon.

Les adhérents sont un mix entre Scale-up (une Scale-up est plus mature qu’une Start-up, suppose au moins 2 à 3 ans d’exercice et nécessite un accompagnement dans sa croissance voire forte accélération de croissance) et grands groupes type EDF, SNCF ou encore CEGID en quête d’innovation, de montée en compétences et d’accompagnement dans leur transformation digitale.

La présence et le soutien d’entreprises locales florissantes est primordiale pour inspirer les adhérents scale-up au sein de Digital league. A ce titre, c’est Jean-Michel Bérard, CEO ESKER, qui co-préside Digital League. ESKER a trente ans d’existence et incarne bien la réussite d’une entreprise lyonnaise qui rayonne aujourd’hui dans le monde entier.

Un nid douillet donc pour échanger et partager sur des sujets transversaux selon que son entreprise se développe dans les domaines de la finance (FinTech), de l’Intelligence Artificielle (IA), de l’éducation et la formation (ED Tech) ou encore de la Santé (Health Tech).

Ainsi, Digital league en tant que guide et accompagnateur, contribue à compartimenter les domaines d’activités afin de structurer les échanges et favoriser le partage des compétences entre les adhérents.

« Au-delà du fait que les scale-ups sont toutes des entreprises innovantes, elles ne sont pas confrontées aux mêmes difficultés et ne doivent pas développer les mêmes compétences selon leur cœur d’activité : concrètement GeorgesTech qui développe un chatbot pour l’aide à la gestion comptable n’aura pas le même quotidien que Cocoom, spécialisées dans les relations inter-entreprise. »

Pour pallier la pénurie d’emploi dans le secteur IT – les métiers de développeurs notamment, Digital League organise des Job dating et favorise la mise en relation entre écoles d’informatique et entreprises adhérentes. « Nous avons atteint une telle tension du marché, que nous proposons des contrats d’alternance aux étudiants avant même la sortie de leur école. »

 

#Les Convictions de Maud – la vision de sa mission au sein de Digital League

De son expérience au sein de Digital League, Maud retient surtout une aventure humaine incroyable.

« Je perçois ma mission comme « un accompagnement de personnes et non d’entreprise ». Je réfléchis en « Être humain » et non en « Projet » »

La culture du succès ne doit pas faire abstraction de la gestion de l’échec. « Même si créer sa structure tend à se démocratiser, il ne faut pas négliger l’échec. L’accompagnement en cas d’échec fait également partie intégrante de notre mission chez Digital League. Il existe par ailleurs de formidables associations pour entourer les entrepreneurs ayant vécu une faillite, telle ’60 000 rebonds’. »

Maud est également heureuse d’avoir vu naître des carrières d’entrepreneurs. « J’ai connu Anne-Laure Plessier à ses tous débuts, lorsqu’elle a décidé de se lancer dans l’aventure Cocoom. Deux ans après, je suis admirative de son parcours et je suis ravie d’avoir pu l’accompagner. »

Retenons également, Jade Le Maitre, CTO et co-fondatrice de Hease Robotics, qui vient de se faire une place dans le classement Forbs des 50 femmes les plus influentes dans la Technologie.

N’est-ce pas encourageant et inspirant ?

 

Clémence Thieulin
Lyon, le 31 décembre 2018