LDigital : le collectif Auvergne-Rhône-Alpes pour favoriser la place des femmes dans le numérique

Marion Georges
Ergonome chez Sogilis

#Parcourspersonnel

La vocation de Marion pour l’ergonomie lui vient de son adolescence. « J’étais encore au lycée quand un de mes voisins de quartier est décédé suite à la chute d’une grue sur le chantier sur lequel il travaillait. Depuis, je me suis toujours interrogée sur la sécurité du travail et j’ai cherché des études qui pouvaient répondre à cette question. » C’est ainsi qu’elle s’est orientée vers un DUT Hygiène Sécurité Environnement, où elle a découvert l’ergonomie. « Ça ne m’a plus quitté jusqu’à mon Master », termine-t-elle.

En effet, Marion a poursuivi son DUT avec une licence en ergonomie et physiologie du travail. « Cela m’a vraiment interrogé sur la place de l’homme en entreprise, particulièrement son ressenti, son bien-être. Je me suis donc tournée vers l’ergonomie cognitive qui s’intéresse plus à ces aspects subjectifs à mon sens. »

#Parcoursprofesionnel

« J’ai commencé à travailler il y a 4 ans », nous confie-t-elle. Suite à son stage de fin d’études, elle a s’est faite embauché par l’entreprise en tant qu’ergonome. « J’étais très fière ce premier emploi dans cet éditeur de logiciels. C’était une création de poste et j’étais heureuse d’avoir réussi à les convaincre de l’utilité de l’ergonomie et de la qualité de mon travail pour qu’il me prenne suite à mon stage. »

Marion est donc restée 3 ans et demi chez cet éditeur, avant de travailler dans une entreprise libérée : « je fais toujours le même métier, mais c’est totalement différent. Je suis passée du client au prestataire, et les manières de gérer un projet sont totalement différentes. Cela est d’autant plus accentué que Sogillis est une entreprise libérée. Ici, il n’y a pas de hiérarchie verticale mais une hiérarchie horizontale. Le gérant et le fondateur définissent la vision de l’entreprise, et nous, les collaborateurs, nous la mettons en œuvre. Malgré que je sois ergonome, je participe aussi au recrutement de l’équipe et je fais de l’administratif et de l’avant-vente par exemple. » Une façon, nous dit-elle, « d’apprendre beaucoup sur l’entreprise, les difficultés, les bonheurs. »

#Succès

Le petit bonheur de Marion, c’est d’avoir intégré une entreprise dont les valeurs correspondent aux siennes : “venir au travail est un réel plaisir, lorsque l’on sait pourquoi on fait les choses, et lorsque l’on travaille qu’avec des clients que l’on a choisis », nous dit-elle.

“Nous avons la chance de pouvoir choisir des projets qui font sens pour nous, et c’est quelque chose de très important pour moi. Puisque je participe à la prospection, je peux aller à la rencontre de porteurs de projet qui sont dans des secteurs d’activité qui m’intéressent.”

Très altruiste, elle nous raconte aussi qu’elle aime « voir que nos clients réussissent bien. J’aime voir que le travail rendu a fonctionné, qu’il a permis de convaincre des investisseurs ou qu’il a permis à notre client d’aller plus loin dans son projet et de poursuivre son aventure.

#Echec

« C’est plus compliqué comme question », commence-t-elle. Après avoir un peu réfléchis, elle nous confie « que parfois, j’ai l’impression de faire perdre du temps à mon entreprise, et à moi-même, quand je me rends sur des salons et qu’il n’y a rien d’intéressant. » Pour faire face à cette frustration, Marion compte toujours sur ses collègues pour débriefer et s’améliorer. « C’est sur eux que je m’appuie quand j’ai l’impression de m’être trompée de piste. Je leur demande leur avis, ça me permet de m’améliorer et de faire mieux les fois suivantes. »

#ConvictionNumérique

« Je crois que ce que j’aime dans le numérique, c’est le fait que ça touche à tous les secteurs d’activités. C’est tellement ouvert, je suis certaine qu’il y en a pour tous les goûts. Quelques soit ce que l’on aime, on peut toujours trouver un projet qui fait sens pour nous. Et c’est ça le plus important ».