VIRGINIE DELPLANQUE,

DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE, LYON FRENCH TECH.   

#ParcoursPerso

Mariée et mère de deux enfants de 6 ans et 2 ans, Virginie a grandi à Aubusson dans la Creuse. En l’an 2000, à l’âge de 18 ans et son Bac en poche, elle retourne vivre à Paris, sa ville natale, pour ses études. Elle y fera également ses premiers pas dans le monde professionnel avant de s’internationaliser pendant 6 ans, à Londres de 2008 à 2011 puis à San Francisco de 2011 à 2014.

En 2014, « citoyenne du monde » mais Française avant tout, et désormais maman, elle fait le choix avec son mari de retourner vivre en France, à Lyon, ville où elle trouve aujourd’hui l’équilibre parfait tant sur le plan personnel que professionnel.

#ParcoursPro

« Je n’ai jamais pensé « métier » mais plutôt « compétences » et « cheminement intellectuel » introduit-elle. Cette approche aboutit à un parcours atypique : « Si on résume, j’ai un bac littéraire avec des spécialités scientifiques « Maths et informatique » et aujourd’hui je fais du « développement économique », en contact étroit avec des ingénieurs et scientifiques… » synthétise-t-elle avec le sourire.

« J’ai toujours aimé apprendre et c’est ce qui m’anime au quotidien » explique t-elle.

Cette démarche d’apprentissage l’entraîne vers un double cursus universitaire avec un DEUG d’Histoire de l’Art et Archéologie à l’Université Paris-Sorbonne, suivi d’un Master Recherche (ex DEA) en Sciences de l’Information et de la Communication à Paris 13. L’analyse de la communication comme « science » et « objet d’étude » l’a fascinée ; c’est à travers cette formation qu’elle prend toute la mesure du potentiel du numérique comme « outil » et de son impact socio-économique et culturel dans notre société.

Après l’obtention de son diplôme, elle s’oriente donc vers une variété d’univers, de secteurs et de fonctions, en Europe comme aux Etats-Unis, faisant tous appel au numérique et nouvelles technologies : « de la production de la 1ère conférence mondiale en pharmaceutique « 100% virtuelle et immersive » dans une ETI au déploiement d’un logiciel de gestion et de réservation en ligne dans une PME FashionTech… j’ai pu mesurer la force du web et des applications mobiles sur le globe » explique t-elle.

Aujourd’hui, son poste de « Déléguée Générale de Lyon French Tech », à la croisée des « mondes », lui correspond à 100%.

#Succès

« Pour moi, le succès c’est l’épanouissement ; et ce qui m’épanouit au quotidien, dans la sphère personnelle comme professionnelle, c’est d’apprendre, transmettre mes connaissances et accomplir des projets qui ont du sens. »

#Echec

« De manière générale, et sans vouloir paraître trop « corporate », j’adhère à 100% à l’affirmation de la French Tech selon laquelle «There is no failure; only adventures! » » sourit-elle.

#ConvictionNumérique

« J’ai beaucoup de convictions numériques, développées au fil des années. Je vais ici en citer trois :

  1. Il n’existe pas de filière numérique : le numérique est un outil qui permet aux personnes de communiquer entre elles, de transmettre de l’information.
  2. « Le numérique », doit être compris dans son ensemble, c’est à dire des technologies qui font évoluer les modes de transmission de l’information, les contenus, les modes d’apprentissage et les usages. Il ne faut pas avoir une approche trop « techno-centriste » du numérique, car cette approche est très partielle. D’ailleurs, les plus grands éditeurs de logiciels du monde pensent et parlent « usages » plutôt que « technique »… (en somme, un langage « à la portée de tous », qui aide en partie à réduire la « fracture numérique », rend le numérique plus « accessible »…)
  3. Le numérique offre un réel potentiel pour résoudre des enjeux planétaires et sociétaux : quand certains disent que le numérique « tue » des emplois », ils n’ont pas tort…Le numérique entraîne effectivement la disparition de certains métiers. Mais il s’agit bien souvent de métiers à forte pénibilité. Il entraîne aussi l’apparition de nouveaux, dont les contours sont encore flous et seront évolutifs, mais qui peuvent répondre à des enjeux qui nous concernent tous et permettre un progrès social et environnemental.  La « Tech for Good », avec le numérique et les nouvelles technologies au service du bien commun a « beaucoup du sens » : c’est un axe dans lequel nous pouvons tous nous engager. Ce doit être un effort collectif, citoyen. Le XXIe siècle doit être placé sous le signe de la « formation perpétuelle accessible » : nous sommes toutes et tous invités à apprendre et développer de nouvelles compétences, en grande partie numériques, tout au long de notre vie pour nous épanouir pleinement dans cette nouvelle ère. Le numérique offre un champs des possibles fascinant !