Après l’édition 2016 des Entretiens Jacques Cartier qui s’était déroulée à Lyon, cette année, la 30ème édition des Entretiens Jacques Cartier offrait 3 jours de conférences à Montréal.

170 entrepreneurs, chercheurs et membres actifs de l’écosystème French Tech de la Région Auvergne Rhône Alpes ont fait le déplacement dans le cadre de cet événement. L’objectif : Fédérer un écosystème d’innovation rassemblant les milieux universitaires, scientifiques, institutionnels et économiques entre les territoires du Québec, Auvergne-Rhône-Alpes et les Métropoles de Lyon, Montréal, Saint-Étienne et Clermont-Ferrand. Dans ce cadre, les French Tech de Montréal, Lyon, Clermont-Ferrand et St Etienne ont co-produit une « Journée French Tech ». Retour sur cette journée qui a mis à l’honneur de futurs Tech Champions internationaux autour de problématiques phares :

  • Quelles options d’aide à l’internationalisation des jeunes talents existent actuellement pour les start-up / Scale-up françaises et québécoises ? 

    L’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse (OFQJ), qui animait cette masterclass, a présenté les aides financières qu’il propose aux jeunes français et Québécois de 18 à 35 ans. les panelistes intégraient Montréal international, agence de développement économique du Grand Montréal sur l’aide à l’implantation proposée à ces talents, StartupFest (le festival international des start’up et le programme Start’up Expérience), TADAIMA, SAS française dont le siège social est à Saint Etienne et l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale – HEC Montréal. Cette masterclass a fait ressortit les point suivants : l’internationalisation des entrepreneurs entre la France et le Québec bénéficie d’un environnement favorable, grâce notamment à une multiplicité d’acteurs économiques publics et privés qui favorisent l’implantation, l’intégration et la compréhension du marché local. Grâce aux ententes de coopération existantes entre des incubateurs/accélérateurs français et québécois, des solutions à court terme existent pour les « Premiers pas à l’internationalisation ». Toutefois, de vraies problématiques interviennent dans le cadre d’une implantation à plus long terme. Si la langue française commune à ces talents est un facilitateur dans les démarches, des freins sont clairement identifiés : certaines difficultés d’obtention de visa et/ou d’accès au financement existent. Aussi, afin de prévenir l’échec, il est très important de comprendre les cultures d’affaires européennes vs québécoises car la langue en partage ne signifie pas que les codes marchés sont les mêmes sur ces territoires.

  • Quelles options de co-financement existent pour les start-up de ces deux territoires ? Comment en bénéficier ?

    Emerillon Capital, FounderFuel et ABGI Group ont exposé leurs approches de co-financement pour soutenir l’innovation (R&D) et la croissance des jeunes pousses. Les panelistes ont également lancé une invitation aux start-up : celle que les jeunes pousses développent des outils leur permettant de mesurer leur impact direct et indirect sur les territoires. En effet, les acteurs du financement portent une attention particulière à ces métriques. Une analyse des effets de leur activité sur leur territoire d’origine peut dans une certaine mesure contribuer à débloquer certains accès à du co-financement pour des start-up/scale-up ayant déjà quelques années d’existence et souhaitant s’implanter à l’international.

  • Quels sont les métiers en tension à l’heure actuelle au sein des start-up/ scale-up, en France et au Canada ? Comment renforcer les liens entre écoles et start-up pour optimiser le recrutement de talents ? Comment recruter les bons profils au sein d’une start-up / scale-up qui s’internationaliste ?

    Telles étaient les questions soulevées dans le cadre de la troisième masterclass à l’occasion de laquelle la double lauréate PASS French Tech Ubi Transport témoignait aux côtés de Techno Montréal, et les universités de Sherbrooke et ESG Uqam. La principale piste évoquée a été le renforcement des liens entre écoles et start-up/scale up en vue d’affiner au besoin les formations côté écoles pour être en phase avec les réalités « métiers » des entreprises et d’optimiser le transfert de talents des écoles vers les start-up/scale-up.

  • Quels sont les dispositifs d’accompagnement existants notamment autour de l’expérimentation et l’accès à des données numériques pour enrichir et tester sa solution ?

    Telle était la proposition de cette dernière masterclass, avec pour l’occasion la présence des structures MANUTECH, TUBA, le Bureau de la Ville Intelligente de la ville de Montréal, ainsi que EULERIAN Technologies. Le timing et la richesse des échanges précédents n’ont pas permis de pousser en détail la présentation de ces structures. Néanmoins, le sujet a fortement intéressé l’audience présente. En lien avec l’ensemble des structures et acteurs présents sur cette journée, un programme est d’ailleurs en cours de construction afin de proposer un échange et un accueil outre-atlantiques de startup. Nous espérons vous en reparler très rapidement avec plus de détails.

A l’issue de cette session matinale de Masterclass, 16 start-up montréalaises et de la région Auvergne-Rhône Alpes se sont rendues l’après-midi à la demi-finale du concours de start-up OVH x CIC. A l’issue de cette session de pitch, plusieurs start-up françaises et québécoises concouraient pour la finale du soir, parmi lesquelles BOA Concept, Lauréat PASS French Tech Promotion 2016-2017, MYBusHikster, Kinesix…

Nous félicitons Hikster, start-up d’origine française, qui a lancé sa start-up au Québec et qui, en tant que grand gagnant de ce concours va accélérer son développement et signer les premiers contrats avec les clients du secteur. Cette start-up commence déjà a bien faire parler d’elle… Stay Tuned!

Article l’Express : http://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/une-start-up-francaise-recompensee-a-montreal_1954210.html

CONCLUSION DE LA JOURNEE

Cette journée French Tech avait pour objectif de déboucher sur de l’action au service des start-up. Voici donc les points forts en mode « action tank » que l’on retient et qui nous donne un beau cadre de travail sur les mois à venir :

Rappel de quelques « invitations / défis » clés lancés  par les acteurs de l’écosystème aux Start-up :
  • Que les start-up développent des outils / métriques leur permettant de mesurer leur impact direct et indirect sur les territoires où elles sont implantées
  • Réfléchir à ce qu’est, avant tout « une start up qui réussit » :
    • Est-ce une start-up qui s’internationalise rapidement ?
    • Est-ce une entreprise qui a enfin trouvé son modèle économique et un modèle pérenne ?
  • Essayer de faire des maillages avec des start-up complémentaires en local mais également à l’échelle internationale
  • S’appuyer sur les structures locales qui peuvent aider les startup à l’identification de partenaires potentiels et à tester leur marché
Rappel de quelques « invitations / défis » clés lancés par les start-up aux « membres actifs » de la French Tech :

Proposition des acteurs de l’écosystème aux start-up de développer un « outil » qui serait :

  • pour les start-up : une sorte de « guichet unique » leur permettant de rapidement trouver les ressources dont ils ont besoin (incubateurs / accélérateurs / lieux d’expérimentation / Investisseurs) en fonction de leur maturité, secteurs d’activité, secteur géographique (= cartographie mondiale sur une même plateforme)
  • pour les « membres actifs » de la French Tech : un CRM / outil de gestion de projet permettant de suivre et d’optimiser le parcours coordonné d’accompagnement offert de manière « individualisée » aux start-up

Sacré programme en vue pour les prochains mois ! 🙂 Restez connectés !

 

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